Deux mains, une terre, huit jours par pièce
Nous modelons, cuisons et peignons les santons dans un atelier de Saint-Malo. La terre vient de Provence ; les couleurs viennent d’ici.
La Provence et la Bretagne
L’argile arrive de Salernes, en Provence : une terre rouge, grasse, qui tient le détail. Elle est modelée puis cuite ici, au bord du Steir. Une fois la terre refroidie, la peinture prend le relais — et là, ce sont les couleurs du littoral qui gagnent : bleus de vareuse, gris de granit, blancs de coiffe, roux d’ajonc.
Aucune pièce n’est moulée en série sans reprise. Chaque santon est repris à la main, ce qui explique les écarts de nuance d’une cuisson à l’autre. Nous les considérons comme la signature de l’atelier.
Extrait — La passion de l’harmonie« Ce que je cherche dans un santon, ce n’est pas la ressemblance : c’est l’accord. Un rouge de jupe qui répond au bleu d’un ciel de janvier, et la petite scène tient debout. »
L’atelier ouvre ses portes le premier samedi du mois, de 10 h à 17 h. Sans rendez-vous.

